Au début ça fait mal,
On s'habitue lentement.
La douleur s'installe,
Puis s'en va voir ailleur.
On continu pourtant.
Il suffit d'un couteau,
D'une lame tranchante
Pour entailler notre peau.
Rester indifférent
Et regarder son sang
Couler tout doucement.
Voir sa tristesse s'écouler plus loin.
Continuer plus fort
D'enfoncer cette lame.
Dans une partie du corps.
Ne plus avoir mal,
Mais se réconforter là-dedans.
Juste se regarder
Se vider de son sang,
Juste réaliser
A quel point on est bien.
Apres il faut camoufler
Toutes ces blessures secrètes.
Apres il faut cacher
Tout ce qui montre notre mal être.
On nous prend pour un fou
A se mutilé comme ça,
Mais parfois le plus fou
N'est pas celui qu'on croit...